En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies vous permettant de bénéficier d'une navigation adaptée à vos usages et des données correspondant à vos centres d'intérêt. Ces derniers servent également à réaliser des statistiques de visites.

DIX SEPT ANS

dix sept ans

« Et puis tout d'un coup je me suis mis à pleurer pour rien. Ce rien, c'était notre vie disparue sans que je te serre contre moi, petite maman, sans ces gestes que tu avais tant attendus puis qu'à la longue tu avais cessé d'espérer, comme on ferme la lumière dans une pièce déserte où nul ne viendra plus. »
Ne plus aimer d'avoir trop aimé. Puis se réconcilier avec son histoire et aimer à nouveau.

Un parcours difficile qu'Eric Fottorino va accomplir sur les traces de ses pères, adoptif et naturel, et de Lina, sa mère surpassée pendant trop longtemps par sa propre mère aux yeux de l'enfant qu'il a été.
À Nice, Ascros, Bordeaux, Condéon, Barbezieux... Éric Fottorino va retrouver seul puis avec sa mère ces lieux de bonheurs, de chagrins et de drames familiaux. Pour combler sa quête identitaire et renouer le dialogue avec sa chère mère, ces étapes sont indispensables. Car avant tout il lui faut comprendre ce qui lui a échappé de sa famille et de son enfance.
Légitimement, comme tout un chacun, Eric Fottorino cherche à savoir avec quoi et avec qui il s'est construit. Et ce n'est pas facile quand on a une mère, fille-mère (comme on disait à l'époque) à l'adolescence à deux reprises, et deux pères, Moshé de Fès et Michel de Tunis, qui « portaient en eux les germes de toutes les haines ... : les séquelles de la colonisation, l'intolérance religieuse, l'antisémitisme français, le rejet des basanés. » Une autofiction émouvante et sincère, qui, si elle révèle l'intime, contrairement à d'autres ne règle pas ses comptes.